Trouver un travail temporaire, un « casual job », n’est déjà pas aisé en France, alors cela peut sembler mission impossible dans un pays inconnu, où la langue, qui plus est, se pose en obstacle.
Mais nous partions confiants. Un Working Holiday Visa dans nos bagages, une compagnie prête à nous « chouchouter », et l’assurance que les petits boulots tombent presque du ciel en Australie. La majeure partie d’entre nous espérait financer son séjour au bout du monde grâce à son salaire hebdomadaire.
Seul bémol apparent: la saison n’était pas idéale. De juillet en septembre, nous couvrions exactement l’hiver australien. Même s’il apparaît fort clément par comparaison au notre, force est de constater que les affiches STAFF WANTED ne couvraient pas les étalages des marchands de glace. Préférez les saisons touristiques ou le nord du pays, où le climat est plus attractif.
De plus, la crise financière n’a bien entendu pas épargné le pays. Le taux de chômage s’élevait à 5,8% au mois d’août 2009 alors qu’il atteignait une moyenne de 4,4% seulement sur l’année 2007. Ce constat suscite d’ailleurs quelques remises en cause de la politique d’immigration du pays. Futurs travailleurs, rassurez-vous, il est à noter que le vent est en train de tourner.
Quant à l’agence qui nous encadrait, Work & Travel company, elle nous a majoritairement servi en matière de libre accès internet. Les propositions d’emploi n’étaient pas personnalisées et, par conséquent, ne nous étaient pas adaptées. Si ce type d’entreprise peut apporter un certain confort, notamment en matière de réservation des transports, la formule est plus que jamais adaptée : « On n’est jamais mieux servi que par soi-même ».
Il sera bien entendu plus aisé de trouver un emploi à moyen ou à long terme que pour quelques semaines seulement. Mais ne perdez pas espoir ; préparez un curriculum vitae sérieux, exposez votre motivation et soyez prêts à sillonner les rues et adopter la technique du porte à porte. Les journaux locaux sont nombreux. Vous y trouverez des petites annonces recouvrant de nombreux domaines, requérant différents profils.
La barrière de la langue est surmontable. Un niveau minimum est bien sûr requis, mais les australiens sont souvent des personnes ouvertes qui seront prêtes à vous laisser une chance si vous leur êtes agréable. Et le travail se pose comme un outil très efficace d’échanges et de découvertes qui vous permettrons de rapides progrès.
Mon conseil : N’espérez pas trouver un emploi dès le premier jour. Prévoyez un budget qui vous permette d’arriver serein. Ensuite, votre motivation fera la différence.
Témoignage : J’ai précisé ma volonté d’obtenir un job dès mon arrivée en Australie. Mon vœu premier était de débuter dans un emploi à temps partiel au mois de juillet, c'est-à-dire en parallèle des cours d’anglais que nous suivions, et qui nous permettaient un certain temps libre. Hélas, l’agence Work and Travel soulevait la difficulté de nous aider en cette période. Et, malgré notre insistance répétée, ils ont prouvé leur incompétence.
A la fin du mois, j’ai repris les rennes en main. J’ai entrepris une formation de « Barista » par l’intermédiaire de l’école, formation qui consiste en l’apprentissage de la préparation des cafés. Car la carte des boissons chaudes y est bien plus complexe que ce auquel nous sommes habitués.
J’ai la chance d’avoir de la famille sur Sydney, grâce à laquelle il m’a été donné la possibilité de m’entrainer au travail de serveuse par deux fois dans un restaurant de qualité aux abords de Sydney. L’équipe de restauration était au complet. Je n’ai donc pas pu y travailler de manière officielle. Cela m’a néanmoins permis d’acquérir un certain vocabulaire et les bases du service.
A la fin du mois de juillet, l’un des nombreux cafés-restaurants dans lesquels j’ai déposé un CV m’a proposé un essai, alors que tous les autres ne lançaient que des « on vous rappellera » d’apparence sincères, mais qui ne trouvaient pas de suite. J’ai donc accepté et m’y suis rendu quelques jours plus tard. C’était un restaurant très agréable de bord de mer au nord de Sydney, nommé le Sea Bar. Je ne faisais que le service, sans prendre les commandes. Le patron semblait satisfait, et a promit de me rappeler en temps voulu.
Août ; le temps passait et il ne rappelait pas. J’ai donc entamé un stage non payé dans une entreprise de marketing où travaille mon cousin. J’y ai aidé à la préparation de fêtes d’entreprise à venir, ainsi qu’à certaines recherches et transfert de données.
Je n’ai pas terminé cette semaine de stage car j’ai trouvé un emploi dans un entrepôt d’emballage de cosmétiques Innoxa. Le travail était répétitif et l’échange limité. Mais le salaire était bon. 15 dollars australiens de l’heure, « cash in the hand », sachant que le taux de change est de 1 dollar pour environ O.6 euros.
Le dimanche de cette même semaine, le responsable du Sea Bar m’a enfin rappelé. J’y ai travaillé le jour même, appris la carte, et rencontré une jeune serveuse avec qui j’ai créé des liens. J’y suis allé de plus en plus régulièrement, accédant à davantage de responsabilités et de reconnaissance.
J’ai donc alterné deux emplois durant trois semaines, privilégiant toutefois le restaurant qui m’était plus agréable et où l’interaction est possible, même si le salaire y était plus bas (11 dollars de l’heure). J’ai parfois travaillé douze heures par jour. Cette période, pour le moins intense, m’a permis de rapides progrès, de nombreuses rencontres, et l’élaboration d’un budget conséquent, grâce auquel j’ai pu découvrir d’autres facettes de l’Australie.
Paloma Rossetti
Vivre à l’étranger fait rêver. Mais pouvoir y survivre, c’est déjà un bon début. En manque d’argent mais pas d’idées ? Envie d’aventures et d’illusions d’être un conquistador des temps modernes ? La solution réside peut-être dans un voyage sans confort mais, c’est promis, pas sans souvenirs mémorables.
Voici un conseil basé sur une expérience estivale sans regrets : économiser sur le confort ne signifie pas se refuser d’innombrables excursions aux quatre coins du pays ! Au contraire, à moins d’être fortuné, c’est une condition. Une nécessité. Et last but not least, un jeu dont il est difficile de se lasser (okay, il est inutile d’exagérer, après tout ce conseil est gratuit et non à vendre).
Aussi, pour commencer par le logement, oubliez ce que vous connaissez. Les hôtels. Les campings. Même la cabane au fond du jardin. Votre nouveau compagnon de route favori est le backpacker. Incontournable institution au pays des kangourous (puisse le lecteur pardonner ce surnom très cliché) le backpacker est une auberge de jeunesse accueillant des touristes-cowboys-aventuriers-marginaux du monde entier (essentiellement des étudiants) sans comparaison française envisageable. Dans un backpacker, il y a toujours quelque part un groupe mexico-germano-australo-japonais dont les membres se connaissent depuis une heure et ne ratent jamais l’occasion de vous inviter à les rejoindre autour d’une canette de bière. Le prix, lui – n’est-ce pas l’argument suprême ? – fait apparaître cher le plus modeste des hôtels deux étoiles, et ringardise l’option, pas toujours séduisante, de dormir sous les ponts. Bien trop banal.
L’alimentation est évidemment l’autre secteur essentiel de l’apprenti bargain-hunter (le chercheur de bonnes affaires). La raison est très simple : les trois repas quotidiens constituent par leur nombre, leur régularité, leur nécessité, une source potentielle de déficit chronique de votre budget rendant hommage à son homologue du Trésor national ou celui de la sécu. Le conseil de la sagesse n’est en conséquence pas révolutionnaire, mais se doit d’être appliqué par principe (pouvant donc cependant, comme tout principe, souffrir d’exception). Il s’agit de privilégier les hypermarchés du pays – Woolworths et Coles dominant le marché – et, en leur sein, les produits dits homebrand, c'est-à-dire les marques de distributeur. Des écarts de prix conséquents existent entre plusieurs articles similaires, et ainsi l’épicier local est systématiquement néfaste à la quête de gestion financière optimale dont cet article vise à se faire le prêcheur. Les restaurants sont aussi, autant que faire se peut, à prohiber. Un produit absolument culte que vous n’éviterez pas est le paquet de noodles, ces pâtes aromatisées auxquelles il suffit d’ajouter un peu d’eau chaude et qui coûtent dans les hypermarchés ci-dessus mentionnés environ un dollar australien pièce (soit environ cinquante centimes d’euro). Il est aisé de fait – les noodles n’étant qu’un exemple parmi d’autres – de se nourrir quotidiennement pour approximativement 3 ou 4 dollars en suivant ces règles.
Enfin, parce qu’un pays comme l’Australie mérite d’être parcouru, se pose la question du transport – et comment se déplacer le plus cheaply possible. Dans Sydney, la ville-vitrine du pays, mais aussi dans d’autres grandes agglomérations existe un système de transport en bus efficace, dans l’ensemble préférable au métro sur le plan financier, mais il est conseillé d’opter pour les cartes prépayées afin de profiter d’un tarif réduit. En ce qui concerne l’avion, dont l’utilisation est aussi ordinaire et indispensable que la voiture en France du fait de l’immense taille du pays, et qu’il est souvent nécessaire de prendre pour aller d’une ville à l’autre, le low-cost est un impératif. Virgin blue et Jet-star sont à préférer à des compagnies aériennes plus chères telles que Qantas. Ce n’est pas le luxe (regarder la télévision est par exemple payant) mais le but, évidemment, n’est pas là. Evitez les bagages trop lourds si possible, les compagnies les taxant généralement à partir de sept kilos.
Ainsi, chercher à économiser l’argent pendant le séjour dans ce pays exceptionnel ne doit pas être, n’est pas, un embarras. C’est la liberté. C’est ne pas s’encombrer de dépenses secondaires pour mieux profiter de ce qui est unique à ce pays. C’est voyager et s’offrir des
moments qui constitueront les véritables souvenirs. C’est, aussi, profiter d’autant plus du confort retrouvé de retour en France.
Charles Courbet
Les "backpackers" , auberges de jeunesses à l’australienne, sont une véritable institution au pays des Kangourous. L’attractivité de ces hôtels d’un genre particulier tient d’une part au prix de la nuitée et d’autre part aux avantages d’un lieu où les nationalités du monde entier se croisent. Ainsi, pour une moyenne de 20$ australiens, soit environ 13 euros, vous partagerez la chambre et côtoierez des jeunes venus de toute la planète. Si la promiscuité ne vous fait pas peur, des chambres comptant jusqu’à 12 lits vous proposent les prix les plus attractifs. Le backpacker étant en effet le moyen meilleur marché pour se loger quand on est jeune et que le budget est serré. N’ayez crainte, ces endroits proposent toutes les commodités désirées, bien que certains établissements laissent à désirer. Vous trouverez notamment des cuisines communes, joyeux bordel où chacun cherche une casserole ou une poêle pour se préparer un déjeuner de fortune, des salles informatiques, parce que Facebook et Skype c’est vital à 20 000 km de chez soi, mais aussi, la plupart dispose de leur propre bar. Ah! Les bars des backpackers, beuveries cosmopolites par excellence où la bière coule à flot, où on améliore son anglais à grands cris, car dans le royaume de l’alcool on est bilingue.
Les commodités sont ensuite variables selon les établissements et bien évidemment selon la localité. Ainsi certains proposent des piscines, d’autres vous louent vélos et planches de surf, d’autres vous proposeront diverses activités. Car le backpacker c’est aussi ça : des autochtones ou pas, qui connaissent parfaitement la région, qui ont l’habitude de voir passer ces jeunes du monde entier tous paumés avec leur anglais qui laisse à désirer. Le personnel est là pour vous conseiller sur les choses à faire ou à ne pas faire, les bonnes adresses des alentours et souvent ne se fait pas désirer pour partager les nuits enivrées des backpackers (le backpacker c’est le lieu et la personne).
En quelques mots le monde des backpackers c’est le monde de la jeunesse qui voyage, qui s’ouvre au monde, qui laisse sa timidité dans sa poche, qui n’a pas peur de la gueule de bois, ni de se réveiller face à un Irlandais d’un côté, à un mexicain de l’autre, et à un japonais sur le lit du dessous.
Alors de Melbourne jusqu’à Cairns en passant par Brisbane et Sydney, de Perth jusqu’à Darwin en passant par Coral Bay, le meilleur moyen de vivre l’Australie sous son plus bel angle c’est d’entrer dans le monde des backpackers.
Clémence Bonjour
"La beauté n'est qu'un piège tendu par la nature à la raison." disait Voltaire mais comment ne pas être dénué de toute raison quand la véritable beauté, celle qui a été crée par la nature elle même se retrouve devant vos yeux, comment ne pas tomber sous le charme de ces havres de paix que sont par exemple ces iles de l'Est de l'Australie qui bordent l'une des plus belles merveille de la nature, la Grande Barrière de Corail. Mais en réalité, cette citation prend tout son sens, même aujourd hui, car l homme a compris que la beauté attire l'homme, qui est prêt à y mettre un prix qui défie toute rationnalité .Le cas de l Australie n'est pas une exception. Il est donc indispensable de vous confier quelques pistes et bons plans avant de décoller vers les iles paradisiaques de la côte Est de l Australie.
Il est nécessaire, avant tout, de vous rappeler que ce sont des iles et que, par définition, elles ne sont pas accessibles, en général, par ses propres moyens. Derrière l'aspect paradisiaque se cache donc en réalité un véritable business que vous pourrez remarquer avec le nombre incalculable
d'agences touristiques. De plus, il convient, en plus des frais de transport,d'ajouter les frais de logement qui sont là aussi de manière générale plus élevés sur les iles et de toutes les activités payantes.
Pour aider tous ceux qui désirent aussi admirer la beauté des ces iles paradisiaques dans un budget limité, ne désespérez pas, il existe encore des bons plans et de multiples agences spécialisées dans ce que l'on appelle, en Australie, les "day tour" c’est à dire les séjours pour découvrir et profiter du sable blanc de Whitehaven beach ou encore de l'eau turquoise des lacs de Fraser Island par exemple.
Pour cela, il est indispensable d'avoir planifié son voyage auparavant pour en profiter au maximum. Ainsi, certaines agences et les "backpackers", c est à dire les auberges pour les touristes sont des lieux d'information très précieux.
En effet, certains backpackers sont susceptibles de pouvoir vous emmener sur le lieu même de votre rendez vous pour votre "day tour".
Pour certaines activités, comme par exemple une excursion de 4 4 sur Fraser Island ( seul moyen de locomotion sur cette ile), vous pouvez même vous organiser avec d'autres touristes qui logent dans le backpacker pour louer un 4 4 et planifier votre séjour.
Vous pourrez aussi réserver une place dans un "party boat" avec plusieurs autres touristes, sans guide, pour découvrir et profiter des paysages à votre guise et en toute liberté. Ces pratiques sont très développées en Australie donc lancez vous à l aventure vous ne serez pas décus !
En ce qui concerne les agences, elles sont très présentent dans les villes cotières que ce soit Townsville, Cairns, Airlie Beach, Hervey Bay... Elles proposent toutes sorte d'activités comme le skydive et le snorkelling pour plonger à la découverte des coraux ou encore des randonnées à l'intérieur des forêts tropicales pour découvrir la faune et la flore de ces iles. Ces excursions vous permettront de profiter des meilleurs endroits dans une atmosphère agréable et avec l'aide des guide très sympathiques.
Anthony Ménard
A moins de deux heures d’avion de Sydney, Hobart est une place parfaite pour entamer une visite de Tasmanie.
Cette île du sud de l’Australie est idéale pour les amoureux de nature et de liberté. Destination peu touristique, les prix y sont tout à fait abordables et montant du billet d’avion au départ de Sydney s’échelonne aux alentours de 50 dollars (www.virginblue.com.au).
Mon conseil : louer une voiture et sillonner les routes. Le long de ce territoire de 68 000 km², les paysages défilent et ne se ressemblent pas. Une semaine peut suffire à visiter les places principales, mais une dizaine de jours est préférable si vous voulez en apprécier toutes les merveilles.
Mondialement connue pour ses diables, popularisés par l’image de Taz, le monstre des looney tunes, et pour ses tigres disparus, l’île est composée à 37% de parcs nationaux qui hébergent de nombreuses espèces animales rares. Possums, pademelons et wallabies s’approcheront sans crainte, allant jusqu’à gratter à la porte de votre bungalow pour partager votre repas. Plus craintifs, il sera donné aux plus chanceux d’apercevoir des wombats ou ces intrigants ornithorynques.
Place forte de la colonisation européenne, le lieu est chargé d’histoire. De nombreux bagnes furent établis sur cette terre que les britanniques avaient alors nommé Van Diemen's Land, dont celui de Port Arthur, au sud-est. En outre, la population aborigène y fut entièrement anéantie en l’espace d’un siècle. Les villes d’Hobart et de Launceston abritent à ce propos de très beaux musées.
Immanquable : la côte est. Faites une pause au Bichenot backpacker (auberge de jeunesse) puis une journée de randonnée dans le parc national de Freycinet. Arrêtez-vous pour un café et un cours de danse country dans la charmante ville de pêcheurs de St-Hélène, puis remontez vers les rochers rouges de la bay of fire. Les amateurs de surf pas trop frileux sauront y apprécier la qualité de la vague et la finesse du sable blanc. Empruntez la route de Launceston sur laquelle vous pourrez admirer les chutes d’eaux de St Columba et visiter la fabrique de fromage qui fait la fierté de l’île : de quoi concurrencer notre bon vieux cantal. Après avoir vu le parc national de Cradle Mountain, choisissez une voie de retour sur Hobart. L’ouest touristique ou le centre rural. Tout dépendra de votre besoin de confort. Car si le centre du sixième Etat australien présente de très beaux lacs, on y trouve également des supermarchés aux étalages vides et des hôtels au chauffage défectueux. Et pourtant, c’est peu être là que l’on passe les meilleurs moments, car c’est ça aussi la vie en Tasmanie ; des gens ouverts qui ont chaud au cœur.
Paloma Rossetti
Jeudi 22 octobre, près de 300 lycéens bloquent les lycées à Aix en Provence. Des classes moins surchargées, plus de sécurité: « revendiquer leurs droits », voilà ce que veulent les minots. Alors ils brûlent des poubelles et s’époumonent en cœur, avec dans leurs têtes, l’image de leurs aînés, dresseurs de barricades au départ de la Sorbonne 40 ans plus tôt. A l’époque, l'Université s’était faite l’emblème d’une jeunesse en révolte pour sa liberté. Aujourd’hui, on y fait redoubler un fils de président. Le petit Jean doit repasser sa 2ème année de licence en droit alors qu’il se sent déjà prêt à prendre les rênes de l’EPAD, le 04 décembre prochain : drôle de cadeau de Noël de la part d’un papa qui vante la réussite, le mérite et la prise de risque dans sa réforme des lycées. Allez, courage ! On y arrivera tous, et par tous les moyens. Après le piston dans la capitale, la triche en province. Le phénomène ne date pas d’hier à Toulon où le « made in China » concurrence désormais la bonne vieille antisèche. Cela vaut bien un prix, une action en Justice ou pourquoi pas un Trophée de l’étudiant. En partenariat avec La Provence et NRJ, le groupe l’Etudiant propose de récompenser le dynamisme et l’audace de certaines associations étudiantes. Premier prix : 1000 euros pour celui ou celle qui osera combattre un CRS ou boucher les tuyaux de canalisation le jour d’un grand concours. Et après on refuse de parler de jeunesse à problèmes. Ces vilains étudiants sont peut être ces anciens gamins de 13 ans, en quête de sens, qu’Hortefeux voudrait désormais ficher dans de nouvelles bases de données policières pour mieux connaître, dit-il, cette forme de délinquance.
« J’avais 20 ans, je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie !» : trois quart de siècle plus tard, Nizan a toujours raison!… Il était une fois la jeunesse française...
Marie Monier