Le stage est un animal étrange.
Ce stage a permis de me mettre dans des conditions de travail réelles. Les convictions socialistes de la Marseillaise étaient en accord avec ma propre opinion. J’ai pu acquérir un style journalistique inspiré du journal aussi mais de mon vécu surtout. Entendre, voir, rencontrer, situer, inspecter j’ai pu le faire. Comprendre les rapports hiérarchiques dans une entreprise journalistique. La rédactrice en Chef répartit les sujets à traiter mais le journaliste reste encore et toujours indépendant. Comprendre le lieu, où il est nécessaire d’acquérir quelques supports indispensables et de se les approprier : magnétophone, ordinateur, appareil photo mais aussi chaise, café, journaux un peu éparpillés tout autour de soi.
Mais ce stage ne m’a pas tout appris. Je reste encore sur des équations inconnues. Trois semaines, trop court, trop léger pour s’imprégner du lieu, des exigences et des personnes y travaillant. Trop court pour pouvoir apporter satisfaction au rédacteur en Chef… Une vision éclair de ce qui pour moi est un métier de l’imaginaire, de la rencontre et de la retranscription des faits.
Astrid Jousset