Sous le soleil et les cocotiers

Le 27 novembre 2009. Onze heures. Aéroport de Paris Orly. « Passagers du vol TX 510 à destination de Fort-de-France, embarquement immédiat ». La voix de l'hôtesse résonne dans l'aéroport. Et un sourire d'enchantement se dessine sur mes lèvres. Enfin. C'est l'heure. Après quatre mois passés dans le froid, me voilà de retour en Martinique. Mais attention pas question de céder au chant des sirènes : soleil, plages paradisiaques et sable fin attendront. Je pars en stage, pas en vacances.

Le 30 novembre 2009. Neuf heures. A France-Antilles. Je retrouve avec plaisir des visages connus : Rudy, le rédac chef, Cécile, mon ancienne prof de fac, journaliste scientifique, Sabine, la secrétaire de rédaction, Gabriel, Melinda, Rodolphe, Lisa : ils sont tous là. J'en découvre aussi de nouveaux  : Cynthia, Louvina, et Jean-Marc, que j'avais ratés en Juillet. Je retrouve la même atmosphère, toujours aussi détendue, la même ambiance, toujours aussi bonne.Comme si stress du bouclage, pression du journalisme, compétition entre collègues, surmenage, tension n'étaient que mythe.

Pourtant, les doux souvenirs de mon premier stage me paraissent bien lointains. Finie l'époque où l'on m'envoyait faire le tour des plages pour couvrir l'arrivée de la course des yoles (embarcation étroite mue par plusieurs rameurs). Cette fois-ci, il faut se motiver, trouver, innover, rechercher, proposer, s'imposer. Et puis, saisir l'information : parfois sortir, voir le Monde, et rencontrer l'Autre. D'autres fois, passer des heures à essayer de joindre Monsieur Untel pour finalement tomber sur Madame Unetelle, se faire raccrocher au nez, et galérer. Mais le harcèlement finit toujours par payer.

Finalement, en un mois, j'ai eu droit au soleil, à la plage, aux cocotiers, et aussi à une véritable expérience journalistique. J'ai pu m'exercer sur plusieurs sujets et ainsi améliorer mon style. Du micro-trottoir basique, au reportage plus sérieux sur l'énergie en Martinique, en passant par une réunion avec le directeur régional de la concurrence de la consommation, à la couverture de l'expo d'une jeune artiste peintre. Sans oublier les petits sujets insolites qu'on ne peut trouver que là-bas du genre «Accord signé entre la mairie de Fort-de-France... et les marchands de coco». C'est aussi ça, un stage en Martinique.

Clara Vincent

Revenir