LA FORCE DE LA DISTANCE
L e numéro que vous avez entre les mains est le résultat d’un exercice d’écriture journalistique dans le cadre des cours dispensés à Synergie-Prépa en 2009-2010. Le thème abordé s’est naturellement imposé à nous avec le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010. Cette catastrophe naturelle a détruit une grande partie de la capitale
Port-au-Prince et ses environs. Est-il possible de parler de ce bouleversement alors que nous, étudiants journalistes, sommes à quelques 6000 kilomètres de l’épicentre ? Oui et non. Non parce qu’évidemment, nous ne
sommes pas sur place. Nous n’entendons pas, nous ne sentons pas, nous ne touchons pas, nous ne goûtons pas la catastrophe avec nos sens, ces sens que le grand reporter met en action dès lors qu’il se trouve sur le terrain. Mais oui quand même,dans la mesure où la distance nous permet d’être plus lucides sur l’avenir de l’île et moins dans l’émotion, sans pour autant laisser de côté les êtres meurtris par les secousses telluriques. De plus, nous avons décidé de privilégier des angles analytiques et, grâce au recul et la distance qui nous séparent du drame, de pouvoir présenter différentes facettes du tremblement de terre haïtien qui alimenteront la réflexion du lecteur.
Nous avons choisi d’aborder en premier lieu les chantiers prévus pour la reconstruction en passant par le thème de l’urbanisme, en page 3 et 4. Ensuite ce sont les stratégies d’interventions et d’organisation de la mobilisation
internationale qui a suscité notre intérêt sur quatre pages (5 à 8). Puis nous nous sommes penchés sur les aides apportées par les organisations non gouvernementales, les Etats et les stars. Nous avons pu ainsi établir un premier bilan des sommes et des moyens engagés pour soutenir au plus vite les survivants mais aussi souligner les problèmes d’organisation de ces renforts et tous les dérèglements qui ont pu êtres constatés. Pages 13 à 15, nous avons approfondi l’aspect scientifique, en développant les questions géologiques pour comprendre quelles sont les causes du séisme, et ceux qui sont à prévoir dans le monde dans les années à suivre.
Le thème des contacts qui ont relayé l’information a été notre objet d’étude des pages 16 et 17. Pour finir c’est l’aspect historique et religieux qui nous a intéressé; les rédacteurs ont confronté les théories de Pat Robertson au sujet d’une « malédiction » qui pèserait sur la population, avec l’histoire du pays en luimême.
Enfin, en page 19, nous avons décidé d’illustrer le séisme : on y voit la capitale et ses environs détruits par les secousses et de l’organisation du sauvetage par la communauté internationale à travers des clichés légendés, qui permettront au lecteur d’évaluer la situation sur place.
La rédaction
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