14-10-2011
Chez les dames, l’italienne Giorgia Bronzini remporte la course en ligne pour la deuxième année consécutive et l’allemande Judith Arndt le contre-la-montre.
L’équipe de France repart avec trois médailles : une en argent et deux en or.
Le doublé français Démare-Petit chez les espoirs s’est fait grâce à un travail d’équipe. Adrien Petit a lancé le sprint pour son coéquipier en se déportant sur la droite de la route, alors que le sprint se préparait sur la gauche. Une fois son coéquipier lancé pour remporter le titre il a conservé sa pointe de vitesse et accroché la seconde place.
Pierre-Henri Lecuisiner, chez les juniors, champion d’Europe en titre, a quant à lui résisté au retour du peloton avec son groupe de six fuyards et s’est imposé dans un sprint l’opposant à trois concurrents. Les élites hommes n’ont pas eu le même résultat, le premier français, Romain Feillu, termine 6e, malgré de nombreuses tentatives (échappées de Anthony Roux, Yohann Offredo et Thomas Voeckler).
L’épreuve du contre-la-montre (22 septembre 2011) a vu Fabian Cancellara céder son titre après une série de quatre victoires (2006, 2007, 2009 et 2010). C’est Tony Martin, coureur allemand de 26 ans, qui portera le maillot arc-en-ciel la saison prochaine, suivi au classement par le britannique, Bradley Wiggins.
Fabian Cancellara, coureur suisse, est une référence dans la discipline du contre-la-montre. Lors de ses sacres, il reléguait ses adversaires à plus d’une minute. Depuis 2006, il surpassait le peloton lors des épreuves mondiales. Sa saison 2011 l’a vu triompher lors du championnat suisse sur route et les contre-la-montre d’une étape de Tirreno-Adriatico ainsi que deux étapes du Tour de Suisse.
Lors de l’épreuve de départ en ligne (25 septembre) qui a vu la victoire de Mark Cavendish, il finit 4e, terminant à un cheveu d’André Greipel.
Malgré des podiums respectant la hiérarchie mondiale, toutes les épreuves se sont terminées au sprint et n’ont connu de péripéties que les chutes provoquées par des barrières de sécurité trop nombreuses, quelques virages serrés et les frottements dus à la vitesse du peloton. Le tracé trop plat n’a jamais permis à des puncheurs, comme Philippe Gilbert, de prétendre à la victoire. Les rares attaques se sont soldées par des échecs, les fuyards étant toujours dans le collimateur du peloton. Le sentiment d’une course insipide que laisser présager le parcours s’est vu renforcer par la totale maîtrise proposée par l’équipe britannique à l’image d’un Bradley Wiggins imposant un rythme soutenu en tête de peloton ; le suspense se résumant aux 500 derniers mètres de la course. Mark Cavendish est, aujourd’hui, l’un des meilleurs sprinteurs du peloton mondial (en témoignent ses 20 victoires sur le Tour de France à seulement 26 ans), et on peut l’espérer, le maillot arc-en-ciel sera en vue la saison prochaine.
Mélanie Poquet